|
Le Docteur Gadhia était venu à Maurice, Il avait été
invité par l’Organisation Sathya Sai de Maurice. Il a visité plusieurs
places et un jeudi il est venu chez mon grand frère et il nous avait
invités pour écouter le discours du Docteur Gadhia, après les
bhajans mon frère a demandé au Docteur Gadhia de venir visiter notre
centre à Rivières des Remparts. A son arrivée il appréciait vraiment
notre centre. Et pour nous ce fut vraiment quelque chose
d’extraordinaire car jamais on a pensé que l’envoyé de Swami pouvait
venir dans notre bhajan hall parce qu’on faisait des bhajans tous les
jours car on pensait qu’un jour Swami allait venir.
Il est toujours omniprésent et on sait aussi que
physiquement Swami ne va pas venir parce qu’il est toujours là dans
notre cœur, mais il a envoyé quand même Son serviteur dans le bhajan
hall et on a eu la chance qu’il est venu 5 minutes, il est resté 5
minutes dans le bhajan hall près du fauteuil de Baba et je me suis
prosterné à ses pieds pour avoir sa bénédiction et puis il est parti et
depuis ce jour j’ai eu encore l’envie de parler avec lui si encore on
pouvait encore le rencontrer.
Puis je suis parti pour le Yagna au Portugal en 2005
(le docteur Gadhia était venu à Maurice deux mois plus tôt).
Après le Yagna, j’ai eu l’occasion de parler avec un de nos frères
portugais qui est dans l’organisation Sathya Sai du Portugal. Il
s’appelle Yavan. Je lui ai demandé si on pouvait arranger quelque chose
pour rencontrer le Docteur Gadhia en Angleterre parce que le Docteur
Gadhia venait chaque année chez lui dans sa maison. Et si les choses
peuvent s’arranger, je pars pour l’Angleterre et de là je repartirais
pour Maurice.
Il a arrangé toutes les rencontres. Quelqu’un de
proche est venu nous chercher en Angleterre et on est parti à Lesther
pour rencontrer le Docteur Gadhia. Lorsqu’on est arrivé à son
appartement il faisait le Sathya Narayana Puja (la prière de Vishnu). Il
nous a donné des prashads, il a parlé un peu de Baba, de son
livre, etc. Il nous a expliqué que sa santé n’était pas bonne et que
beaucoup de gens l’invite en Amérique, en France mais puisque sa santé
n’était pas bonne, il ne savait pas prendre les décisions pour partir.
Ensuite il m’a parlé personnellement dans la chambre.
- Vous venez d’où?
-
Je viens de
Maurice, vous êtes venu dans le bhajan Hall.
-
Ah ! C’est
bien, votre bhajan hall, c’est bien, ce que vous faites à Maurice, c’est
vraiment bien mais il faut plus l’Unité, car c'est ce que Swami veut,
c’est plus l’Unité. Et qu’est ce que vous faites dans le bhajan hall ?
-
Je suis un
prêtre, je suis le prêtre dans le bhajan hall.
-
Oh ! Mais ce
n’est pas important d’être prêtre, on a beaucoup de prêtres, on a
beaucoup de Rishis, on a beaucoup de maîtres. Ce qui est important pour
vous, c’est de devenir Serviteur de Baba, serviteur de Dieu, "Sai Das".
Et puisque moi je suis le Serviteur des pieds de Baba et vous, vous êtes
le Serviteur de Baba, vous allez toujours faire quelque chose pour Swami,
pour Ses enfants sur la terre. Alors vous êtes le serviteur, à partir
d'aujourd'hui, tout ce que vous allez faire, que vous allez organiser,
tout ce que vous allez parler aura la forme du Serviteur de Dieu et en
Sanskrit cela s'appelle "Sai Das", Sai c'est Baba et Das c'est
serviteur; Serviteur de Baba. Et faites l'effort de voir Swami dans
toutes les personnes car il est toujours là présent.
On
est reparti, il m'a laissé quelques Sai Smaran (le livre du Docteur
Gadhia), il m'a donné aussi des plats pour Laksharchana et comment il
faut faire pour bien l'organiser. En plus des activités que nous
faisions à Maurice il a dit qu'on pouvait organiser deux fois par an un
Laksharchana dans le bhajan hall que cela nous aiderait beaucoup pour la
dévotion. On a eu sa grâce. J'ai apporté tout cela à Maurice et expliqué
cela à toutes les personnes et une semaine plus tard on apprenait que le
Docteur Gadhia était parti, il avait laissé son corps.
Et pourtant pendant plusieurs années j'ai voulu
parler avec lui mais cela n'a jamais été possible et ça, c'est la chance
qu'on a eu. C'est la Grâce de Swami!
Vers le haut
|